Le projet

Les chiffres clés du projet

29,5 ha

de surface concernée
par le parc

8,7 ha

de panneaux solaires

≈ 21 MWc

de puissance installée

≈ 35 GWh

de production annuelle estimée

~ 7 169 foyers

alimentés en électricité (chauffage inclus)

~ 8 261 tonnes

de CO2 évitées par an

Localisation : où se situe le projet ?

Le projet est situé au lieu-dit Les Blancs, au nord-ouest du bourg d’Alixan (Drôme), à proximité immédiate du siège de l’exploitation de la famille Tardy. Le site est à l’écart des lieux de vie et partiellement entouré de boisements.

Calendrier : où en est-on ?

Juin 2024

Lancement des études

3 juin 2025

Pré-pôle ENR avec les services de l’État (DDT de la Drôme)

9 avril 2026

Présentation du projet au maire d’Alixan

28 mai 2026

Pôle ENR avec les services de l’État et la Chambre d’agriculture

29 juin 2026

Présentation au maire et aux conseillers municipaux

14 octobre 2026

Rencontre avec le Président de la Chambre d’agriculture de la Drôme

23 octobre 2026

Comité de projet

Fin octobre 2026

Dépôt prévisionnel de la demande de permis de construire

2027 (estimation)

Instruction et enquête publique

2029 (estimation)

Mise en service

La dimension agricole au cœur du projet

Le dérèglement climatique fragilise durablement les activités agricoles. La multiplication des aléas – sécheresses, fortes chaleurs, gel, grêle ou épisodes météorologiques extrêmes – impacte directement les cultures, les sols et les conditions d’élevage. Ces évolutions rendent les productions plus incertaines et complexifient la pérennité des exploitations.

Dès les premières réflexions, les exploitants ont partagé les difficultés rencontrées sur leur exploitation, liées notamment à la variabilité des rendements, à la dégradation des sols et aux contraintes croissantes sur les ressources naturelles.

Le projet agrivoltaïque des Blancs s’inscrit ainsi comme un levier d’adaptation et d’innovation agricole. Il vise à :

  • protéger les cultures des fortes chaleurs et limiter l’évaporation grâce à un ombrage piloté ;
  • limiter la variabilité des productions d’une année sur l’autre ;
  • implanter du switchgrass, une culture pérenne qui assurera l’autonomie de l’exploitation en litière et fournira une biomasse locale pour chauffer les poulaillers ;
  • sécuriser l’avenir et la transmission de l’exploitation familiale grâce à des revenus complémentaires et durables ;
  • moderniser l’irrigation (goutte-à-goutte enterré) pour économiser l’eau et du temps de travail ;
  • contribuer à la production d’une énergie renouvelable locale, au service du territoire.

Des projets strictement encadrés par la réglementation

L’agrivoltaïsme est encadré par la loi APER du 10 mars 2023 et le décret du 8 avril 2024. Pour être reconnu comme tel, un projet doit garantir que l’activité agricole demeure l’activité principale de l’exploitation.

L’installation agrivoltaïque doit également apporter au moins un service direct à la production agricole, sans dégrader les autres, tels que :

L'amélioration du potentiel et de l’impact agronomique

La protection
contre les aléas

L'adaptation
au changement climatique

L’amélioration
du bien-être animal

Par ailleurs, le projet agrivoltaïque doit appliquer de nombreux critères réglementaires. Le schéma ci-contre en illustre certains :

  • Surface non exploitable : la réglementation limite à 10 % la part de surface rendue non exploitable par l’installation (pieux et bandes enherbées autour des pieux).
  • Taux de couverture : la part de la surface agricole recouverte par les panneaux ne doit pas dépasser 40 %, afin de préserver la fonctionnalité des parcelles et la conduite des pratiques agricoles.
  • Libre circulation des engins et des animaux : le dimensionnement et l’implantation des structures doivent permettre l’utilisation des outils agricoles et le maintien des itinéraires techniques.
  • Activité agricole significative : l’exploitation des panneaux est conditionnée au maintien de l’activité agricole et de ses rendements. En cas d’arrêt de la production agricole, l’exploitation photovoltaïque ne peut se poursuivre.

Un projet sur mesure pour les exploitations agricoles

Les pratiques agricoles et les besoins du terrain ont été intégrés dès la conception du projet. Les échanges menés avec la famille Tardy et les bureaux d’études agricoles ont permis de concevoir une installation sur mesure : chaque choix technique a été adapté pour préserver et faciliter l’activité sur les parcelles.

Contrairement aux centrales solaires classiques équipées de panneaux fixes orientés vers le sud, le projet des Blancs utilise des trackers, c’est-à-dire des panneaux capables de s’orienter au cours de la journée.

Le pilotage des panneaux s’adapte avant tout aux besoins des cultures et aux pratiques agricoles. Leur position peut être ajustée pour faciliter le passage des machines ou répondre à des besoins agronomiques : ombrage lors des fortes chaleurs, maximum de lumière pendant la croissance, position à plat contre le gel. Lorsque les cultures n’exigent pas d’orientation particulière, les panneaux suivent la course du soleil pour optimiser la production d’énergie.

Des dimensions de structures adaptées aux pratiques agricoles

L’espacement entre les rangées de panneaux et leur hauteur ont été définis avec les exploitants pour permettre le passage de tous leurs outils agricoles, tout en assurant un ombrage adapté pour bénéficier des effets agronomiques attendus. L’espacement entre pieux a ainsi été porté à 16,5 m pour laisser suffisamment de lumière au switchgrass, une culture qui a besoin de beaucoup de soleil, et des tournières de 15 m facilitent les manœuvres en bout de rang.

Les panneaux peuvent également être orientés pour faciliter le passage des machines agricoles, selon un positionnement défini par l’exploitant.

L’implantation du projet

L’implantation retenue est le résultat de trois variantes successives, ajustées au fil des études et des échanges avec les exploitants, la commune et les services de l’État : évitement intégral de la zone inondable de la Barberolle, prise en compte de son potentiel aménagement hydraulique, recul vis-à-vis de l’habitation la plus proche, élargissement des inter-rangs et création d’une noue de gestion des eaux pluviales. La surface du projet est ainsi passée d’environ 40 ha à 29,5 ha.

L’intégration paysagère

Dès la conception du projet agrivoltaïque, une attention particulière est portée à son intégration dans le paysage local. Les choix d’implantation et d’aménagement visent à limiter la perception visuelle des installations et à préserver l’identité du territoire.

Plusieurs principes guident cette démarche :

  • Évitement des secteurs les plus sensibles : le projet n’est pas visible depuis le centre d’Alixan, grâce à l’écran formé par la carrière des Garennes et les haies existantes, et un recul a été appliqué vis-à-vis de l’habitation la plus proche. Les rangées suivent le sens des cultures pour limiter l’effet de « mur » depuis le chemin de Tournus.
  • Plantations paysagères : sur les secteurs les plus exposés, des haies d’essences locales sont prévues afin de réduire les vues directes sur les installations et de renforcer les continuités paysagères.
  • Traitement des équipements : le projet ne prévoit aucune clôture périphérique, ce qui préserve la libre circulation de la faune sur l’ensemble du site. Les locaux techniques font l’objet d’un traitement spécifique (bardage bois ou habillage adapté) afin de limiter leur visibilité.

Afin d’accompagner la compréhension du projet, des photomontages réalisés par le bureau d’études paysagiste BEJC depuis quatre points de vue illustrent :

  • l’état actuel du site ;
  • le site avec l’installation agrivoltaïque ;
  • le site après la plantation des haies.

Ces éléments permettent d’appréhender l’insertion du projet dans son environnement à moyen et long terme.

Après
Milieu
Avant
Après
Avant
Après
Avant
Après
Avant